Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
korydwenn lafée

korydwenn lafée

Venez trouver ici un peu de mythologie .... Un peu d'art et de féérie...

Publié le par Caroline/Korydwenn

Celle qui vient de la Mer...



Il y a longtemps, fort longtemps, en Cornouailles, alors que les dernières légions romaines quittaient les lieux, et que le christianisme s'imposait de plus en plus, le peuple Celte vacillait, perdant ses racines, oubliant ses légendes et ses croyances. Les Romains s'étaient installés pendant des décennies, amenant avec eux leurs dieux et déesses qui, finalement, n'étaient pas si différents de ceux des Celtes, mais ils n'avaient jamais imposé leur religion aux peuples conquis. Toutes les divinités vivaient en harmonie, et chacun pratiquait ses rites comme il l'entendait. L'équilibre de la nature était maintenu par les oracles, les druides et les prêtresses. Il existait aussi des êtres hybrides, des demi-dieux apportants parfois leur aide et leur science au peuple, grâce à leurs dons. Les bois et les forêts frémissaient de magie, tout comme les étangs , les rivières et les océans, ou les cieux. Fréquemment, des créatures extraordinaires se mêlaient aux humains, certaines inoffensives, certaines prenant leur lot de sacrifices... C'était ainsi, on admirait, on respectait et on craignait les divinités, qui n'en étaient pas moins proches des hommes.

Mais tout cela changea avec l'avènement du nouveau Dieu Unique, invisible et plus vengeur que « tout amour ». Les Romains partis, les anciens lieux de cultes furent profanés, détruits ou transformés par les prêtres de cette religion intolérante. Il fut interdit de prier les anciens dieux, et les créatures hybrides et fantastiques furent traquées, torturées et décimées. Les druides, les prêtresses d'Avalon et les sorcières qui en réchappèrent, durent fuir ou se travestir. Et le peuple, sans racine, sans connaissance, sans croyance, sombra dans les ténèbres de l'obscurantisme.

De temps en temps, ces dieux là se manifestaient... C'est ainsi qu'un Morgan, créature semi-humaine vivant au fond des océans, qui nageait à proximité du rivage, remarqua un jour sur une plage balayée par les vents, une jeune fille de toute beauté. Lui ne savait pas ce qu'elle était, car depuis toujours, on lui avait absolument interdit d'approcher de toutes terres émergées, sans jamais lui révéler pourquoi. Arrivé à l'âge adulte, il avait décidé d'aller lui-même élucider ce mystère. Sans pour autant être très téméraire, il trouvait cette fois-çi une bonne raison de transgresser l'interdit ! Quand il vit cette jolie créature assez semblable aux morganèses de sa cité, il ne comprit pas quel danger il pouvait y avoir à la côtoyer et décida de s'approcher. Poussé par sa curiosité, il gagna le rivage, émergeant de l'eau, vêtu uniquement de l'écume de l'océan... Il ne regardait qu'elle, et lorsqu'elle tourna son regard vers lui , elle fut comme hypnotisée, incapable de détacher ses yeux des siens … Elle était subjuguée par son corps bleuté couvert d'écailles luisantes au soleil de midi, par ses longs cheveux blonds, ondulés, où les algues s’entremêlaient, et par ce regard pénétrant couleur turquoise ! Elle ne put s’empêcher d'avancer vers lui, même si , en son for intérieur, résonnaient les vieilles légendes chuchotées au coin du feu … Celles où l'on parlait de sirènes et de morgans à la beauté mortelle, qui vous entraînaient au fond des océans à tout jamais … Et puis , qu'importe qu'il l'emmène si loin, depuis toujours elle se sentait étrangère dans ce monde dominé par les hommes, les guerres et une soi-disant « raison ». Sans parler de ce dieu qu'on l'obligeait à prier, alors que sa propre mère avait été tuée en son nom ! Pauvre herboriste accusée de sorcellerie … A présent, elle travaillait comme servante pour un riche marchand du port et volait de précieux instants pour venir sur cette plage communier avec les éléments, comme sa mère le faisait autrefois.

Ils sont là , tous les deux, s'observant, à la fois attirés et craintifs, mais ressentant au fond d'eux cette même chaleur , ce même trouble vibrant d'ancienne magie. Il avance encore, sentant le sable frais et humide sous ses pieds pour la première fois, et se retrouve face à elle. Il comprends qu'elle ne lui fera pas de mal, que comme lui, elle est "différente"... Il sent son parfum, sa chaleur, sa douceur et ne peut s’empêcher de prendre ce joli visage dans ses mains. Il ne voit dans ses yeux aucune peur, mais tellement d'amour, qu'il scelle d'un baiser cette rencontre si extraordinaire, pour l'un comme pour l'autre. Elle ressent les mêmes choses pour lui, plus attirée par cet être non-humain que par qui que ce soit dans son monde trop réel... Une brume étrange venant de la mer les enveloppe alors, et l'amour les submerge dans une longue et sensuelle étreinte, la jeune fille laissant glisser à ses pieds sa lourde robe de laine...

A quelques pas de ce couple improbable, un homme sombre , mauvais, traquant les sorcières dans tout le pays pour les mener fièrement au bûcher, se repaît de ce spectacle, attendant le moment opportun pour capturer ces démons. Il pense qu'il est bien chanceux d'avoir repéré cette donzelle et de l'avoir suivie... Oh bien sûr, ce n'est pas à ce spectacle qu'il s'attendait... Il avait juste espéré qu'elle se trouverait, un moment, assez isolée pour qu'il puisse « jouer » avec elle... Et le voilà face à une proie hors du commun ! Bien entendu, celui-là, on ne le brûlerait pas en place publique... Il ne pouvait être admis publiquement que de telles créatures existent ! Mais, pour sa gloire personnelle , quel triomphe !

Bien que la brume cache le couple, l'homme sait qu'ils sont là. Il tient un filet dans une main et un harpon dans l'autre (il est toujours prévoyant...), et s'approche lentement mais inexorablement de ses victimes. Il ne les voit toujours pas, mais les devine grâce à leurs soupirs amoureux. Soudain, le morgan sent sa présence et se dresse, dissipant la brume qui les dissimulait. L'homme n'hésite pas un instant et lance son arme vers la poitrine de la créature et l'emprisonne de son filet. Il a réussi ! Le morgan se débat en émettant d'horribles cris stridents, alors que son sang, aussi bleu que l'océan, jaillit en flot de son flan. La jeune fille étendue nue sur le sable est terrifiée ; prostrée, elle est comme pétrifiée. Portant tout son poids sur son arme, l'homme, en se rapprochant de la créature, la transperce plus profondément encore. Le morgan, dans un ultime effort, casse le harpon et réussit à arracher le filet des mains qui le retiennent. En un bond désespéré il plonge et disparaît dans les flots. Sa bien-aimée entend, au fond de son esprit, ses quelques mots d'adieux :
« Je reviendrai te chercher et je t'emmènerai dans mon royaume, ne m'oublie pas... ».

L'homme est en rage ! Une si belle proie perdue ! Il se jette alors sur la jeune fille pour passer sa colère :
« Espèce de putain ! Sorcière ! Maîtresse du démon ! Tu brûleras pour tes offenses ! »
Il la roue de coups en la maudissant et, une fois fatigué de frapper, il viole ce petit corps meurtri et inerte, jusqu'à l'épuisement, puis roule sur le coté, la laissant pour morte, avant de se relever et d'observer son oeuvre. Il ne reste à sa pauvre victime qu'un souffle de vie...
« - Le bûcher ne te sera pas utile finalement ! Va donc crever et pourrir au fond de ta chère Mer, avec ton monstrueux amant ! », clame-t'il joyeusement, en lui assénant un dernier coup de pied, faisant rouler son corps ensanglanté dans les vagues, qui très vite l'emportent.

L'homme, ivre de toute cette violence, décide de rejoindre la taverne la plus proche afin de prolonger cet état dans les vapeurs de l'hydromel. Au petit matin, il est certain d'avoir anéanti un démon de l'océan et sa succube... et de s'être ouvert encore plus grand les portes du paradis !


Pourtant la jeune fille n'est pas morte. Portée par les flots, elle s'est échouée sur une plage inconnue, et se réveille, des heures plus tard, alors que la nuit est tombée depuis longtemps. Curieusement, ses blessures sont déjà en partie cicatrisées et les douleurs qui parcouraient son corps se sont atténuées. Elle sent même une étrange énergie bouillonner en elle. Après quelques instants d'hébétude, elle se souvient de tout. Submergée par le chagrin et l'effroi, elle s'approche des flots sombres et cherche des yeux un mouvement, un signe de son bel amant. Elle ne connaît même pas son nom pour le hurler dans ce silence nocturne. Elle se souvient juste de ses derniers mots chuchotés à son esprit... Et se demande si il est encore en vie.

Lui gît meurtri au fond de l'océan glacial, empêtré dans le filet, il se vide peu à peu de son sang, loin de sa cité et des siens.Il avait tenté de les rejoindre et de les alerter, afin de sauver celle qui s’était liée à lui, mais c'était peine perdue… Il ne peut plus bouger... Soudain, tandis que son esprit est prêt à sombrer, il ressent une présence familière. Il réussit à extraire sa main du filet et la tend loin au dessus de lui. C'est alors qu'il sent la peau écailleuse de son cher Coeur d'Ecume, sa fidèle monture et ami avec qui il a grandi, l'un des rares et derniers hypocéens : une magnifique monture marine à mi-chemin entre le dragon des mers et le cheval. Celui-ci s’approche, tourne autour de lui, le pousse de son museau... Il essaie même de déchirer le filet qui retient son ami prisonnier … Mais rien n'y fait... Il se blottit comme il peut contre le morgan, qui, dans un dernier souffle, lui transmet sa dernière étincelle de vie, chargée de l'amour et de la promesse faite à la jeune fille. Ils se mettent tous les deux à scintiller de mille couleurs, attirants dans cette aura magique, une myriade de petits poissons. Un instant plus tard, le corps du morgan a disparu, rendant son corps à la Mer nourricière... Coeur d'Ecume s'éloigne doucement vers les grands fonds, et quitte à jamais la cité des morgans, puisqu'il a perdu celui qui le liait à ce monde... Il n'oublie cependant pas que quelque part, quelqu'un l'attend ... Il sait qu'il répondra à l'appel le moment venu.

Elle était restée non loin de la plage où elle avait échoué, rien ne l'appelait ailleurs … Elle avait trouvé refuge auprès d'un vieux couple simple et sympathique qui l'avait découverte là, au matin et l'avait soignée. L'homme, Avel, était marin-pêcheur autrefois, et la femme, Maina, travaillait sur le port, réparant les filets, aidant à décharger le poisson, pour le vendre sur le marché. Alors , tout simplement, elle avait appris d'elle et la secondait dans ses activités. Elle avait aussi amené avec elle une surprise : neuf mois après son « sauvetage », elle avait donné naissance à une magnifique petite fille blonde, aux yeux bleu océan... Le vieux couple ne lui posait jamais de question sur son passé ou cette terrible nuit, et c'est avec bonheur qu'ils accueillirent le bébé, eux qui n'avaient jamais eu d'enfant. Et c'est tout naturellement qu'Azénor, car c'était son nom, appela sa fille Morgane, « Celle qui vient de la Mer ».



Onze ans plus tard …

« -Mais où a donc encore filé notre petite sauvageonne ? »,
demande Maina, alors qu'elle fronce les sourcils sur son ouvrage, travaillant avec Azénor à réparer un grand filet.
« - Allez savoir ! Sur la digue à observer le large, ou en train de gambader sur la plage pour ramasser des coquillages... Je savais bien qu'elle ne resterait pas longtemps à nous aider, ce travail est bien trop calme pour elle.
- Qu'allons-nous faire de cette petite ?
- Je crois bien qu'elle choisira elle-même son destin...Elle parle souvent de prendre la mer et de devenir la première femme marin !
-Fadaise ! Une femme ne fait pas cela ! »
Et la conversation dévie sur les derniers ragots du village …
Pendant ce temps, Morgane longe une plage qu'elle adore, celle qui l'attire plus que toute autre. Elle trouve que le sable y est plus doux et plus fin, que les coquillages sont plus beaux et plus nombreux, et enfin, que les vagues à cet endroit précis sont plus impressionnantes. Elle aime les rochers qui cachent toutes sortes de vies lorsque la mer se retire, et la petite grotte habituellement cachée sous les flots, sauf aux grandes marées. Elle regrette que sa mère ne l'accompagne jamais... Elle partage si peu de chose avec elle... Elles se connaissent bien peu, finalement.

Cette plage, Azénor l'avait pourtant parcourue de très nombreuses fois les premiers mois de son arrivée, lorsque sa petite fille grandissait en son sein. Scrutant l'horizon des heures durant, espérant Le voir jaillir un jour des flots... Mais rien n'était apparu, et elle finit par se persuader qu'elle avait rêvé tout cela, juste pour oublier l'homme qui l'avait prise de force ce jour-là. Elle oublia les vieilles légendes, pria le nouveau Dieu et dit à sa fille, quand elle fut en âge de comprendre, que son père était un marin mort en mer avant sa naissance. Elle en oublia même pourquoi elle avait nommé sa fille Morgane...

Celle-ci est assise en tailleur sur un gros rocher, les pieds dans l'eau, et scrute le large... Elle aime laisser son esprit vagabonder au gré du flux et du reflux hypnotique des vagues... Comme elle aimerait savoir nager, mais elle ne connaît personne qui puisse lui apprendre, et puis ça ne se fait pas, même les marins ne savent pas nager pour la plupart ! Quand elle voit les dauphins jouer dans les flots, virevolter, sauter, plonger, elle s'imagine parfois à leur place.
« - Ça doit être comme voler, libre comme l'air ! »
Soudain, son regard est attiré par quelque chose qui scintille à la surface de l'eau, tout près d'elle, sur sa gauche. A peine tourne-t'elle la tête pour mieux regarder, que cela a disparu, laissant juste quelques bulles en surface.
« -Mais qu'est-ce que c'était ? Je suis sûre que quelque chose me regardait ! »
Le jour commence à décliner et sa mère doit l'attendre pour le souper, elle quitte donc son observatoire, bien à regret, mais se jure de revenir le lendemain.

Pendant des jours et des jours, elle reste là, à guetter le moindre mouvement suspect à la surface de l'eau... Et puis un après-midi, au milieu de l'automne, alors qu'elle grelotte de froid dans la brume marine, perchée sur son fameux rocher, elle sent un souffle chaud parcourir sa nuque. Elle se retourne brusquement et a juste le temps de voir un grand rond dans l'eau, comme ceux laissé-s par les dauphins quand ils bondissent hors de l'eau. Elle croit même, pendant un instant, entendre son nom murmuré dans le vent... Elle repense à ce que sa mère lui a dit sur son père, un marin mort en mer...
« - Et si c'était l'esprit de mon père ? »

Le soir-même, elle décide de parler à Grand-Mère Maina. Elle s'approche d'elle au coin du feu, où elle fait griller quelques châtaignes.
« - Grand-Mère, tu crois que les esprits des morts peuvent nous visiter ?
- Les esprits restent parfois autour de nous, mon enfant, mais pourquoi cette question ?
- Je crois que l'esprit de mon père hante la plage ! Tu l'as connu, Grand-Mère ?
- Hélas non, mon enfant. Ta mère l'avait déjà perdu lorsqu'elle s'est installée ici... Écoute, je ne sais pas si les fantômes existent, mais éloigne-toi de cette plage, car on dit que seuls les esprits tourmentés reviennent hanter les vivants... Et cela pourrait être autre chose..., murmure la vieille femme, le regard perdu dans les flammes du foyer.
- Comment ça ? Qu'est-ce que ça pourrait être ?, Morgane supplie du regard en espérant une réponse...
- Rien, oublie cela... Ce ne sont que de vieilles légendes.
- Mais …
- Ça suffit ! Il est temps de dormir, file te coucher ! ». Le ton de sa grand-mère ne laisse pas de place aux supplications et aux palabres, elle s'exécute donc, bien à regret.

Les semaines qui suivirent, le froid s'abattit sur les côtes, un vent glacé et violent déchaînant l'océan.
Les pêcheurs, comme les marchands, n'avaient plus qu'à attendre le redoux dans la chaleur de leurs foyers, priant que ce ne soit pas trop long, car les réserves de nourriture s'épuisaient vite...
De fait, Morgane ne put retourner sur sa plage, comme elle l’avait prévu.
L'hiver fut long cette année-là, et la famine, les maladies finirent par pointer le bout de leur nez ! Azénor tomba malade, une très forte fièvre la prit et la fit délirer des jours durant. Dans ses délires, elle parlait d'un prince des océans qui viendrait la chercher, pour l'emmener dans son royaume sous-marin... Elle parlait de ses grands yeux bleus, de ses beaux cheveux blonds et du goût salé de sa peau... Morgane, qui la veillait nuit et jour, était de plus en plus troublée par les propos de sa mère... Elle aurait voulu lui poser des questions, tant de questions, mais sa mère était si faible qu'elle ne pouvait lui infliger cela... Et elle avait si peur de la perdre !


Un matin, alors qu'un timide soleil de printemps réchauffe l'air, Azénor se réveille enfin.
« - Morgane, ma fille, où es-tu ? »
La petite sursaute, endormie au pied du lit de sa mère, et se précipite vers elle.
« - Maman ! Maman ! Tu vas mieux ?
- Je crois… Je ne sais pas... Viens dans mes bras ! »
Morgane s'approche et se love au creux des bras maternels. Azénor lui caresse doucement les cheveux :
« - Je t'aime, mon enfant. Je ne te l'ai pas souvent montré, car mon cœur a été brisé lorsque j'ai perdu ton père... Je me rappelle maintenant pourquoi je t'ai appelée Morgane... Et ton nom veut dire Celle qui vient de la Mer... »
Sa main glisse lentement de la tête de sa fille... C'est fini...

Après la mort de sa mère, Morgane se ferma au monde. Avel et Maina avaient eux aussi beaucoup souffert de l'hiver rigoureux et ne parlaient presque plus, alors le silence tomba sur le foyer.

Tous les jours, elle allait travailler sur le port, réparant en silence des filets ou des voiles, contre quelques poissons et coquillages pour le dîner. Et ainsi, cinq années passèrent...

Avel et Maina quittèrent ce monde à leur tour. Elle continua à habiter leur maison et à travailler au port, mais elle ne parlait à personne et personne ne lui parlait. Tous la trouvaient étrange et ça jasait parfois sur son passage, mais elle n'entendait rien. Elle cachait ses beaux cheveux dorés sous des haillons et ne levait jamais les yeux vers les autres. On finit par murmurer que c'était une sorcière.

Un jour, alors qu'elle rentre à la maison par le chemin mille fois emprunté, l'esprit ailleurs, ses pas la mènent vers « sa » plage. Quand elle réalise où elle se trouve, elle se dirige vers « son » rocher et s'y assoit, comme lorsqu'elle était petite. Elle porte son regard au loin, vers le large. La mer l'attire et la fascine... Elle n'a plus qu'Elle. Les heures passent et quand la nuit arrive, elle est toujours là, rêveuse devant ce magnifique clair de lune illuminant l'océan...

Soudain, à quelques mètres d'elle, émerge timidement l'imposante tête d'une créature étrange : des écailles bleues et luisantes, un long museau surmonté de petites cornes, à la place des oreilles, des sortes de voiles ressemblant à des nageoires...et deux beaux yeux qui la fixent avec douceur et curiosité. Morgane est subjuguée. Elle tend la main vers la créature, qui s'approche d'elle en ondulant, laissant deviner son grand corps sous l'eau. Chacun hésite un instant, mais la créature sait qu'Elle est prête : Celle qui vient de la Mer n'appartient plus au monde des hommes. De son museau, il frôle la main de la jeune fille et l'air se retrouve alors chargé de magie, ils se mettent à scintiller dans la nuit comme des milliers d'étoiles. Elle est envahie par une vague d'amour pur, celui de son père pour sa mère, elle le voit, le sent et le comprend, au plus profond d'elle... Elle entend la promesse qu'il lui avait faite, ressent la douleur qu'il a subie et comment une part de son âme est venue se lier à celle de cette créature. Elle sait maintenant ! Il s'appelle Coeur d'Ecume, désormais le dernier hypocéen, et il vient honorer la promesse faite à sa mère par le morgan, son père. Il lui montre en songe la cité sous-marine des morgans et lui fait entendre leurs chants bienveillants. Elle sait déjà qu'elle y sera bien accueillie. Une fois sous l'eau, elle deviendra à part entière une créature marine, c'est le don de son père. Il s'approche tout contre elle et tend son long cou pour qu'elle se glisse dessus. Elle enlève ses vêtements et grimpe sur la créature pour la chevaucher. L'eau ne lui paraît même pas froide. Elle jette un dernier regard vers la terre ferme, mais elle n'a aucun regret, elle n'appartient pas à ce monde-là. Dans un formidable bond, Coeur d'Ecume plonge dans les profondeurs avec sa cavalière, scellant enfin la promesse de son ami...



FIN.

Texte de Caroline Romain/Korydwenn LaFée

Copyright 2012

Interdit de partager sans citer le nom de l'auteur, merci.
Interdit de "voler" le texte, qui est d'ores et déjà légalement protégé.

ma page Facebook !

Voici la représentation que Larry Elmore a fait des Mary Morgans : ce ne sont pas des sirènes , mais des êtres proches des humains vivants au fond des océans ... Peut être les descendants de la ville dYs ?

Voici la représentation que Larry Elmore a fait des Mary Morgans : ce ne sont pas des sirènes , mais des êtres proches des humains vivants au fond des océans ... Peut être les descendants de la ville dYs ?

Les morgans font partie du patrimoine légendaire de la Bretagne. Habitants d'une beauté qui émerveilla toute l'île de Ouessant. Ce peuple dit aquatique, avec un palais au fond de la mer, et qui selon la légende, aurait au fond de la mer aussi prêtre, évêque, église, et donc une religion similaire au christianisme breton.

Wikipédia

" Celle qui vient de la Mer ", conte de Caroline/Korydwenn.

Pour ceux qui sont curieux , voici un conte traditionnel breton qui relate l'existence des morgans...

Les morgans de l'île d'ouessant

Il y avait autrefois (il y a bien longtemps, bien longtemps de cela, peut être du temps où saint Pol vint du pays d'Hibernie dans notre île), il y avait donc à Ouessant une belle jeune fille de seize à dix-sept ans, qui s'appelait Mona Kerbili.
Elle était si jolie que tous ceux qui la voyaient en étaient frappés d'admiration et disaient à sa mère :


_ Vous avez là une bien belle fille, Jeanne ! Elle est jolie comme une Morganès, et jamais on n'a vu sa pareille, dans l'île ; c'est à faire croire qu'elle a pour père un Morgan.
_ Ne dites pas cela, répondait la bonne femme, car Dieu sait que sont père est bien Fanch Kerbili, mon marin, tout comme je suis sa mère.

Le père de Mona était pêcheur et passait presque tout son temps en mer ; sa mère cultivait un petit coin de terre qu'elle possédait contre son habitation, ou filait du lin, quand le temps était mauvais. Mona allait avec les jeunes filles de son âge, à la grève, chercher des brinics (coquilles de patèle), des moules, des palourdes, des bigorneaux et autres coquillages, qui étaient la nourriture ordinaire de la famille. Il faut croire que les Morgans, qui étaient alors très nombreux dans l'île, l'avaient remarquée et furent, eux aussi, frappés de sa beauté.

Un jour qu'elle était, comme d'habitude, à la grève, avec ses compagnes, elles parlaient de leurs amoureux ; chacune vantais l'adresse du sien à prendre le poisson et à gouverner et diriger sa barque, parmi les nombreux écueils dont l'île est entourée.

_ Tu as tort, Mona, dit Marc'harit ar Fur à la fille de Fanch Kerbili, de rebuter, comme tu le fais, Ervoan Kerdudal ; c'est un beau gars, il ne boit pas, ne se querelle jamais avec ses camarades, et nul mieux que lui ne sait diriger sa barque dans les passes difficiles de la Vieille-Jument et de la pointe du Stiff.

_ moi, répondit Mona avec dédain - car à force de s'entendre dire qu'elle était jolie, elle était devenue vaniteuse et fière -, je ne prendrai jamais un pêcheur pour mari. Je suis aussi jolie qu'une Morganès, et je ne me marierai qu'avec un prince, ou pour le moins le fils d'un grand seigneur, riche et puissant, ou encore avec un Morgan.

Il paraît qu'un vieux Morgan, qui se cachait par là, derrière un rocher ou sous les goémons, l'entendit, et, se jetant sur elle, il l'emporta au fond de l'eau. Ses compagnes coururent raconter l'aventure à sa mère. Jeanne Kerbili était à filer, sur le pas de sa porte ; elle jeta sa quenouille et son fuseau et courut au rivage. Elle appela sa fille à haute voix et entra même dans l'eau, aussi loin qu'elle put aller, à l'endroit où Mona avait disparu. Mais, ce fut en vain, et aucune voix ne répondit à ses cris de désespoir.

Le bruit de la disparition de Mona se répandit promptement dans l'île, et nul n'en fut bien surpris. " Mona, disait-on, était la fille d'un Morgan, et c'est son père qui l'aura enlevée ."

Son ravisseur était le roi des Morgans de ces parages, et il avait emmené la jeune Ouessantine dans son palais, qui était une merveille dont n'approchait rien de ce qu'il y a de plus beau sur terre, en fait d'habitations royales.

Le vieux Morgan avait un fils, le plus beau des enfants des Morgans, et il devint amoureux de Mona et demanda à son père de la lui laisser épouser. Mais le roi, qui, lui aussi, avait les mêmes intentions à l'égard de la jeune fille, répondit qu'il ne consentirait jamais à lui laisser prendre pour femme une fille des hommes de la terre. Il ne manquait pas de belles Morganezed dans son royaume, qui seraient heureuses de l'avoir pour époux, et il ne lui refuserait pas son consentement, quand il aurait fait son choix.
Voilà le jeune Morgan au désespoir, il répondit à son père qu'il ne se marierait jamais, s'il ne lui était pas permis d'épouser celle qu'il aimait, Mona, la fille de la terre.

Le vieux Morgan, le voyant dépérir de tristesse et de chagrin, le força de se marier à une morganès, fille d'un des grands de sa cour et qui était renommée pour sa beauté. Le jour des noces fut fixé, et l'on invita beaucoup de monde. Les fiancés se mirent en route pour l'église, suivis d'un magnifique et nombreux cortège ; car il paraît que ces hommes de mer ont aussi leur religion et leurs églises, sous l'eau, tout comme nous autres, sur la terre, bien qu'ils ne soient pas chrétiens. Ils ont même des évêques, assure t-on, et Goulven Penduff, un vieux marins de notre île, qui a navigué sur toutes les mers du monde, m'a affirmé en avoir vu plus d'un.

La pauvre Mona reçut ordre du vieux Morgan de rester à la maison, pour préparer le repas de noces. Mais on ne lui donna pas ce qu'il fallait pour cela, rien absolument que des pots et des marmites vides, qui étaient de grandes coquilles marines, et on dit encore que si tout n'était pas prêt et si elle ne servait pas un excellent repas, quand la noce reviendrait de l'église, elle serait mise à mort aussitôt. Jugez de son embarras et de sa douleur, la pauvre fille ! Le fiancé lui-même n'était ni moins embarrassé ni moins désolé.

Comme le cortège était en marche vers l'église, il s'écria soudain :
_ J'ai oublié l'anneau de ma fiancée !
_ Dites où il est, et je le ferai prendre, lui dit son père.
_ Non, non, j'y vais moi-même, car nul autre que moi ne saurait le retrouver, là où je l'ai mis. J'y cours et je reviens dans un instant.
Et il partit, sans permettre à personne de l'accompagner. Il se rendit tout droit à la cuisine, où la pauvre Mona pleurait et se désespérait.
_ Consolez-vous, lui dit-il, votre repas sera prêt et cuit à point : ayez seulement confiance en moi.
Et s'approchant du foyer, il dit : " Bon feu au foyer ! " Et le feu s'alluma et flamba aussitôt.
Pui, touchant successivement de la main les marmites, les casseroles, les broches et les plats, il disait : " De la chair de saumon dans cette marmite, de la sole aux huîtres dans cette autres, du canards à la broche par ici, des maquereaux frits par là, et des vins et liqueurs choisis et des meilleurs, dans ces pots… " Et les marmites, les casseroles, les plats et les pots s'emplissaient par l'enchantement de mets et de liqueurs, dès qu'il les touchait seulement de la main. Mona n'en revenait pas de son étonnement de voir le repas prêt, en un clin d'œil, et sans qu'elle y eût mis la main.

Le jeune Morgan rejoignit alors, en toute hâte, le cortège, et l'on se rendit à l'église. La cérémonie fut célébrée par un évêque de mer. Puis on revint au palais. Le vieux Morgan se rendit directement à la cuisine, et s'adressant à Mona :
_ Nous voici de retour ; tout est-il prêt ?
_ Tout est prêt, répondit Mona, tranquillement.
Etonné de cette réponse, il découvrit les marmites et les casseroles, examina les plats et les pots et dit, d'un air mécontent :
_ Vous avez été aidée ; mais je ne vous tiens pas pour quitte.
On se mit à table ; on mangea et on but abondamment, puis les chants et les danses continuèrent, toute la nuit.

Vers minuit, les nouveaux mariés se retirèrent dans leur chambre nuptiale, magnifiquement ornée, et le vieux Morgan dit à Mona de les y accompagner et d'y rester, tenant à la main un cierge allumé. Quand le cierge serait consumé jusqu'à sa main, elle devait être mise à mort

La pauvre Mona dut obéir. Le vieux Morgan se tenait dans la chambre contiguë, et, de temps en temps, il demandait :
_ Le cierge est-il consumé jusqu'à votre main ?
_ Pas encore, répondait Mona.

Il répéta la question plusieurs fois. Enfin, lorsque le cierge fut presque entièrement consumé, le nouveau marié dit à sa jeune épouse :
_ Prenez, pour un moment, le cierge des mains de Mona, et tenez-le, pendant qu'elle nous allumera du feu.
La jeune Morganès, qui ignorait les intentions de son beau-père, prit le cierge.
Le vieux Morgan répéta au même moment sa question :
_ Le cierge est-il consumé jusqu'à votre main ?
_ Répondez oui, dit le jeune Morgan.
_ Oui, dit la Morganès.
Et aussitôt le vieux Morgan entra dans la chambre, se jeta sur celle qui tenait le cierge, sans la regarder et lui abattit la tête, d'un coup de sabre ; puis il s'en alla.

Aussitôt le lever du soleil, le nouveau marié se rendit auprès de son père et lui dit :
_ Je viens vous demander la permission de me marier, mon père.
_ La permission de te marier ? Ne t'es-tu donc pas marié, hier ?
_ Oui, mais ma femme est morte !… Tu l'as donc tuée, malheureux ?
_ Non, mon père, c'est vous-même qui l'avez tuée.
_ Moi, j'ai tué ta femme ?…
_ Oui, mon père : hier soir, n'avez-vous pas abattu d'un coup de sabre la tête de celle qui tenait un cierge allumé, près de mon lit ?
_ Oui, la fille de la terre…
_ Non, mon père, c'était la jeune Morganès que je venais d'épouser pour vous obéir, et je suis déjà veuf. Si vous ne me croyez pas, il vous est facile de vous en assurer par vous-même, son corps est encore dans ma chambre.
Le vieux Morgan courut à la chambre nuptiale, et connut son erreur. Sa colère en fut grande.
_ Qui veux-tu donc avoir pour femme ? demanda t-il à son fils, quand il fut un peu apaisé.
_ La fille de la terre, mon père.
Il ne répondit pas et s'en alla. Cependant, quelques jours après, comprenant sans doute combien il était déraisonnable de se poser en rival de son fils auprès de la jeune fille, il lui accorda son consentement, et le mariage fut célébré avec pompe et solennité.
Le jeune Morgan était rempli d'attentions et de prévenances pour sa femme. Il la nourrissait de petits poissons délicats, qu'il prenait lui-même, lui confectionnait des ornements de perles fines et recherchait pour elle de jolis coquillages nacrés, dorés, et les plantes et les fleurs marines les plus belles et les plus rares. Malgré tout cela, Mona voulait revenir sur terre, auprès de son père et de sa mère, dans leur petite chaumière au bord de la mer.

Son mari ne voulait pas la laisser partir, car il craignait qu'elle ne revînt pas. Elle tomba alors dans une grande tristesse, et ne faisait que pleurer, nuit et jour. Le jeune Morgan lui dit un jour :
_ souris-moi un peu, ma douce, et je te conduirai jusqu'à la maison de ton père ;
Mona sourit, et le Morgan, qui était aussi magicien, dit :
_ Pontrail, élève-toi.
Et aussitôt un beau pont de cristal parut, pour aller du fond de la mer jusqu'à la terre.
Quand le vieux Morgan vit cela, sentant que son fils en savait aussi long que lui, en fait de magie, il dit :
_ Je veux aller aussi avec vous.
Ils s'engagèrent tous les trois sur le pont, Mona devant, son mari après elle et le vieux Morgan à quelques pas derrière eux. Dès que les deux premiers eurent mis pied à terre, le jeune Morgan dit :
_ Pontrail, abaisse-toi.
Et le pont redescendit au fond de la mer, entraînant avec lui le vieux Morgan.
Le mari de Mona, ne pouvant l'accompagner jusqu'à la maison de ses parents, la laissa aller seule en lui faisant ces recommandations :
_ Reviens au coucher du soleil ; tu me retrouveras ici, t'attendant ; mais ne te laisse embrasser, ni même prendre la main, par aucun homme.
Mona promit, et courut vers la maison de son père. C'était l'heure de dîner, et toute la petite famille se trouvait réunie.
_ Bonjour, père et mère ; bonjour, frère et sœurs ! dit-elle, en entrant précipitamment dans la chaumière.
Les bonnes gens la regardaient, ébahis, et personne ne la reconnaissait. Elle était si belle, si grande et si parée ! Cela lui fit de la peine, et les larmes lui vinrent aux yeux. Puis, elle se mit à faire le tour de la maison, touchant chaque objet de la main, en disant :
_ Voici le galet de mer sur lequel je m'assoyais, au foyer ; voici le petit lit où je couchais ; voici l'écuelle de bois où je mangeais ma soupe ; là, derrière la porte, je vois le balai de genêt avec lequel je balayais la maison, et ici, le pichet avec lequel j'allais puiser de l'eau, à la fontaine.
En attendant tout cela, ses parents finirent par la reconnaître et l'embrassèrent, en pleurant de joie, et les voilà tous heureux de se retrouver ensemble.
Son mari avait bien recommandé à Mona de ne se laisser embrasser par aucun homme et, à partir de ce moment, elle perdit complètement le souvenir de son mariage et de son séjour chez les Morgans. Elle resta chez ses parents, et bientôt les amoureux ne lui manquèrent point. Mais elle ne les écoutait guère et ne désirait pas se marier.

La famille avait, comme tous les habitants de l'île, un petit coin de terre, où l'on mettait des pommes de terre, quelques légumes, un peu d'orge, et cela suffisait pour les faire vivre, avec l contribution journalière prélevée sur la mer, poissons et coquillages. Il y avait devant la maison une aire à battre le grain, avec une meule de paille d'orge. Souvent, quand Mona était dans son lit, la nuit, à travers le mugissement du vent et le bruit sourd des vagues battant les rochers du rivage, il lui avait semblé entendre des gémissements et des plaintes, à la porte de l'habitation ; mais, persuadée que c'étaient les pauvres âmes des naufragés, qui demandaient des prières aux vivants oublieux, elle récitait quelques De profundis à leur intention, plaignait les matelots qui étaient en mer, puis elle s'endormait tranquillement.
Mais, une nuit, elle entendit distinctement ces paroles prononcées par une voix plaintive à fendre l'âme :
_ O Mona, avez-vous donc oublié si vite votre époux le Morgan, qui vous aime tant et qui vous a sauvée de la mort? Vous m'aviez pourtant promis de revenir, sans tarder ; et vous me faites attendre si longtemps, et vous me rendez si malheureux ! Ah ! Mona, Mona ayez pitié de moi, et revenez, bien vite !
Alors, Mona se rappela tout. Elle se leva, sortit et trouva son mari le Morgan, qui se plaignait et se lamentait de la sorte, près de la porte. Elle se jeta dans ses bras… et depuis, on ne l'a pas revue.

(Conté par Marie Tual, dans l'île d'Ouessant, en mars 1873)

Un autre cheval des mers par catgirl

Un autre cheval des mers par catgirl

Je la trouve adorable celle-çi de Alexandra Semushina.

Je la trouve adorable celle-çi de Alexandra Semushina.

Celle-çi est magnifique ..Mais je n'en connais pas l'auteur ... Quelqu'un aurait une info ?

Celle-çi est magnifique ..Mais je n'en connais pas l'auteur ... Quelqu'un aurait une info ?

Commenter cet article

Doc Ether 18/04/2013 10:14

heuuu...twilight version triton ??? .......

ok ok je sors !

Erxalion 12/04/2013 11:24

Magnifique !
Non seulement la toile est sublime, mais elle se marie vraiment parfaitement avec le conte que tu as écrit. On y voit que tu y met du temps et de la passion, et cela rend vraiment votre travail à tous les deux remarquable. De plus, cela me fait vraiment penser à "Oceanborn" de Nightwish qui colle parfaitement bien avec le sens des textes et de la toile. Félicitations :)

Korydwenn 10/10/2013 10:24

Désolée ...je n'avais pas vu votre commentaire... Merci beaucoup , ça me touche énormément, d'autant que j'adore Nightwish ;-)

Catégories

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog